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Rouler sous la pluie en moto

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Rouler sous la pluie en moto

Comment rouler sous la pluie en moto en toute sécurité : conseils & astuces.

Chaque type de pluie génère des conditions de circulation différentes et invite à conduire en conséquence. Voici les attitudes et astuces pour aborder sereinement les chaussées humides.

rouler sous la pluie en moto

Les pluies

La route peut être grasse, recouverte de dépôts carburés (gomme, huile, etc.) après une période de sécheresse, ou de résidus de salage après une période de gel, de souillures agricoles lors des périodes de récolte (terre, jus de betterave, copeaux d’ensilage…). Dans ce cas, l’averse transforme la chaussée en patinoire, surtout en début de pluie ou en cas de crachin.

S’il pleut fort, ou depuis longtemps, la route est alors nettoyée et les conditions d’adhérence s’améliorent.
Pour autant, la pluie drue peut aussi saturer la chaussée en eau, ce qui abaisse le seuil d’aquaplanage. Cette donnée varie évidemment en fonction de l’usure des pneus et du type d’enrobé.

Comment rouler sous la pluie en moto?

Sur le sec, l’adhérence est généralement constante, alors que sur le mouillé elle change, et parfois brutalement. Il faut alors être capable d’adapter constamment son allure et ses manœuvres, ce qui demande une attitude détendue – respirer beaucoup et profondément avec le ventre permet de détendre tout le corps – et de la souplesse.

Où rouler ?

Là encore, plusieurs possibilités : rouler en dehors des traces laissées par les autres véhicules permet, sur asphalte juste humide, d’éviter les diverses souillures. Celles-ci ont en effet tendance à s’agglutiner là où passent les roues lorsque la chaussée est marquée par des ornières, en entrée de virage, aux intersections et à proximité des marquage au sol…

Il faut aussi savoir éviter les zones où s’accumulent les pertes d’huile ou de gasoil (repérable à des irisations) ou les parties de bitume lisse (ressuage).

Sous forte pluie et en saison pluvieuse (route propre), il est plutôt judicieux, au contraire, de suivre les traces des autres véhicules, car ceux-ci assèchent la route.

10 conseils pour rouler sous la pluie à moto

Voici donc dix conseils pour adapter sa conduite à ces conditions météo particulières.

1) Sous la pluie anticipation = survie

Doubler les distances de sécurité pour pallier le manque d’adhérence lié à la route trempée. Un automobiliste freine, je freine aussi en contrôlant les rétroviseurs.
Mieux vaut freiner trop tôt que trop tard.

2) Voir, toujours voir

Votre visière doit être équipée d’un système antibuée. Si la buée persiste, faites régler le problème chez un professionnel.

3) Garder les mains au sec

rouler sous la pluie en moto

Des gants étanches sont indispensables pour garder le « feeling » sur le levier de frein.

4) Le reste du corps

Pour lutter contre la pluie, il faut logiquement s’équiper d’une combinaison et de bottes étanches. Moins on sera gêné par l’inconfort de vêtements trempés, plus on pourra se concentrer sur la conduite.

5) Les pneus

Vérifier que ses pneus sont en bon état. Un pneu fatigué évacue moins bien l’eau, ce qui favorise les risques d’aquaplaning. Éviter autant que possible l’usage de pneu piste homologué pour la route. Vérifier aussi la bonne pression des gommes.

6) La conduite

Adopter une conduite souple, sans accélération brutale au risque de perdre le contrôle de la roue arrière.

7) Le placement sur la chaussée

Si la route est propre, conduire dans les « traces » laissées par les autres usagers est conseillé.
Si la route est sale (débris, essence, graviers…) mieux vaut conduire sur le milieu de la chaussée. En cas de problème, le motard disposera de plus de marge pour surmonter l’imprévu.

8) Les virages

Adapter sa vitesse pour que la moto prenne le moins d’angle possible.
Surtout ne jamais passer sur les lignes blanches, très glissantes sous la pluie.

9) Faire des pauses

La conduite sous la pluie est très fatigante, car elle requiert une plus grande concentration.
Faire des pauses régulièrement, le temps de se réchauffer et de reposer ses yeux particulièrement sollicités.

10) Verglas d’été : un phénomène trop peu connu

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Lorsqu’une route a connu la sécheresse, il faut se méfier d’une averse soudaine.

Les multiples dépôts accumulés (huile, essence, poussière de frein) refont surface avec une averse, rendant la chaussée particulièrement glissante. On parle de verglas urbain. Le seul conseil viable est de ralentir.

 

Les astuces

  • Observer les traces laissées par les voitures permet de bien changer les conditions de roulage (épaisseur du film d’eau, type de bitume, qualité du revêtement…).
  • Tester l’adhérence dès les premiers kilomètres en freinant de l’arrière pour cerner les limites du blocage (à renouveler en fonction des conditions).
  • Diminuer légèrement la pression des pneus, sans jamais aller en deçà des limites préconisées par le manufacturier. Mais attention aux effets pervers sur certaines motos (direction alourdie, agilité amoindrie).

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